Ruptures et Transformations Structurantes pour le Sénégal

Notre Modèle économique ?

Nous rejetons l’idée d’adopter un modèle économique théorique souvent imposé par les anciennes puissances coloniales, dicté par leurs propres intérêts. C’est pourquoi nous optons pour le modèle de développement endogène et authentique du Sénégal.

Depuis plus d’une année, le programme du Président Daouda NDIAYE a rassemblé une centaine d’experts et de sages, réunissant les compétences essentielles nécessaires pour formuler des propositions offrant enfin une alternative socio-économique attendue depuis l’indépendance par le peuple sénégalais.

Ce programme marque une rupture radicale par rapport à la démarche ayant conduit à l’élaboration du Plan Sénégal Émergent (PSE) en 2014.

D’une part, les objectifs poursuivis ne s’étendent plus sur 20 ans, mais sont fixés à 10 ans, alignés sur les deux mandats présidentiels de 5 ans que nous envisageons. D’autre part, contrairement au PSE qui a fait appel à l’expertise étrangère avec la mobilisation d’un cabinet privé, le Président Daouda NDIAYE a opté exclusivement pour l’expertise nationale dans l’élaboration de son programme. Celui-ci comprend de manière exhaustive des orientations stratégiques englobant des secteurs clés de la vie nationale sénégalaise.

Ce programme servira de base pour corriger de manière incrémentale les lacunes et insuffisances du PSE, responsable de la vulnérabilité croissante de l’économie sénégalaise et du rôle toujours limité du secteur privé national, censé être le moteur de la croissance et de l’industrialisation du pays. Le PSE s’est finalement résumé à une compilation de 27 projets, ayant mobilisé plus de 15 000 milliards de francs CFA, principalement absorbés par des entreprises étrangères, contribuant ainsi à l’accroissement de la dette publique, passée de 40% à 75% du PIB entre 2014 et 2023.

Une autre anomalie majeure du PSE réside dans son orientation essentiellement matérielle et quantitative. Le Président Daouda NDIAYE reconnaît que le peuple sénégalais aspire à des changements immatériels et qualitatifs. D’où le choix de la vision « TAMBALI SI NIT KI » ou « commencer par l’humain », soulignant la nécessité d’ancrer le développement économique du pays dans des transformations mentales, à travers des investissements massifs dans le capital humain et les valeurs fondamentales telles que l’honnêteté et le travail.

La religion sera au cœur du programme du Président Daouda Ndiaye avec : i) la création d’un ministère des affaires religieuses ; ii)  la création d’instituts religieux régionaux ; iv) la facilitation du tourisme religieux ; v) l’instauration de l’éducation religieuse dans le système éducatif national et vi) faire de la modernisation des daaras une réalité.

Ce document met en lumière 19 propositions phares tirées du vaste programme du candidat Daouda NDIAYE. Ces propositions seront strictement prioritaires à partir de l’année 2024. L’hypothèse sous-jacente à la réalisation de ce programme est que la bonne gouvernance, la gestion judicieuse de nos ressources, la méritocratie, la reddition des comptes et la récupération des biens du Sénégal détenus par une minorité, contre la volonté populaire, constitueront la base d’un redressement national, d’une réconciliation nationale, de l’unité nationale et d’une paix réelle et définitive. Le chiffre 19 symbolise l’Alpha (1) et l’Oméga (9), représentant le commencement et la fin, ainsi que la délivrance dans le temps face aux épreuves, le chiffre 1 évoquant Allah qui donne un commencement à tout, et le chiffre 9 symbolisant la délivrance, comparable à la fin d’une grossesse de 9 mois.

PROPOSITION 1

Incorporer la promotion du changement mental et la préservation des valeurs spirituelles parmi les objectifs officiels du gouvernement. En effet, les accomplissements matériels notables du gouvernement actuel se trouvent maintenant éclipsés par le ressenti général d’une agression immatérielle et spirituelle au sein de la vaste majorité de la population sénégalaise.

Répondre aux attentes des Sénégalais concernant l’État de droit, qui a connu une détérioration significative ces dernières années, en concrétisant la séparation des pouvoirs. Le Président Daouda NDIAYE s’engage à entreprendre une réforme exhaustive et inclusive du ministère de la Justice, à éliminer la présidence du Conseil supérieur de la magistrature par le Président de la République, et à instaurer un nouveau cadre concerté pour l’organisation judiciaire, conférant une responsabilité exclusive aux magistrats et autres acteurs du secteur judiciaire.

La souveraineté, l’égalité des chances et la méritocratie, en tant que piliers fondamentaux, seront les moteurs essentiels pour garantir l’indépendance, la souveraineté économique, l’équilibre des institutions et la cohésion nationale. Ces principes se baseront sur l’entrepreneuriat national, le secteur privé local et l’expertise nationale principalement ancrée dans la jeunesse sénégalaise, en tant qu’acteurs principaux du développement économique du pays. Ceci sera réalisé à travers une approche de patrimonialisation visant à réduire considérablement le chômage, conformément au principe des « 3-S » : « Le Sénégal par les Sénégalais et pour les Sénégalais ».

Initier la Grande Révolution Agricole Sénégalaise (GRAS) axée sur la souveraineté et la sécurité alimentaires, en remplacement des programmes actuels dont les résultats sont sérieusement entravés par les ressources limitées, bien en deçà de la recommandation de Maputo établissant un minimum de 10% du budget de l’État. Une Loi de finance rectificative sera présentée dès avril 2024 pour significativement accroître le financement alloué à l’agriculture et à l’élevage. La GRAS accordera une priorité particulière aux exploitations familiales, représentant 90% de l’agriculture, ainsi qu’à l’amélioration de la productivité et la création d’emplois dans le secteur agricole.

Initier l’élaboration d’un Plan d’Actions Prioritaires pour l’Emploi et la Formation (PAPEF) ciblant spécifiquement les jeunes, les femmes, les personnes vivant avec un handicap, tout en accordant la priorité à l’emploi en milieu rural. Cette stratégie sera associée à la mise en place d’un mécanisme de suivi rigoureux pour garantir l’application stricte des lois du travail et promouvoir le contenu local.

L’État assumera pleinement son rôle en tant qu’employeur principal. Ainsi, la lutte contre le gaspillage des fonds publics, la fraude fiscale, l’évasion fiscale, la corruption, les sursalaires, la concussion et les dépenses fiscales injustifiées devrait fournir les moyens nécessaires pour accroître le nombre de fonctionnaires de 170 000 à 400 000 en l’espace de quatre ans. Il en sera de même pour les administrations territoriales, où concomitamment à l’approfondissement de la décentralisation économique et financière, il est escompté la création de 100 000 fonctionnaires locaux à l’horizon 2029. Cette expansion vise particulièrement à pallier le déficit d’agents de l’État, en priorité dans les secteurs de la santé, de l’enseignement, de la salubrité, de l’assainissement, du cadre de vie, de la protection de l’environnement, de la sécurité et de la défense.

Initier immédiatement la correction de la concentration excessive des activités administratives et économiques à Dakar par rapport aux autres localités du pays, en adoptant une approche optimale d’équité et de cohérence territoriales, étroitement liée à une décentralisation approfondie sur une période de deux ans. En parallèle à cette rééquilibration territoriale, entreprendre la reconstruction des bidonvilles situées en banlieue et la construction de nouvelles villes, créant ainsi un axe parallèle à l’essor économique du pays.

Débuter immédiatement la réhabilitation du chemin de fer, indépendamment du coût, qui sera évalué en urgence. En plus de ses retombées considérables sur l’emploi, le chemin de fer représente l’option la plus optimale pour préserver les routes et améliorer de manière significative le transport public de personnes et de biens. Nous nous engageons également à achever tous les projets d’infrastructures majeures en cours, initialement lancés par l’administration précédente, tels que les universités, les structures de santé, et autres.

Donner la priorité à la création d’emplois et à la redistribution des revenus comme mécanismes privilégiés pour atténuer les difficultés d’accès des Sénégalais aux produits de première nécessité. La distribution primaire et secondaire des richesses est négativement influencée par la dynamique capitaliste, et une régulation économique et sociale rigoureuse aura un impact considérable en termes de création d’emplois, de distribution de revenus et d’amélioration du pouvoir d’achat des ménages sénégalais.

Évaluer le coût financier et finaliser intégralement la mise en place de la carte universitaire et des Instituts Supérieurs d’Enseignement Professionnel (ISEP) d’ici 2027. Notre ambition est d’aller au-delà des deux objectifs majeurs énoncés par le gouvernement précédent et qui visent à réorienter le système d’enseignement supérieur vers les sciences, la technologie et les formations professionnelles courtes, tout en insufflant une nouvelle dynamique à la recherche fondamentale et à l’innovation.

Engager résolument l’économie sénégalaise dans la révolution numérique afin de combler les retards, anticiper les pertes d’emplois, et en faire le principal moteur de la création massive d’emplois dans le pays. Le Président Daouda NDIAYE s’engage à équiper tous les laboratoires de recherche scientifique du pays et à encourager la production technologique dans des domaines tels que l’automobile, l’électronique, l’informatique, l’électroménager, et bien d’autres à travers la mise en place d’un écosystème de startups et de la promotion de l’intelligence artificielle.

Accroître de manière significative la contribution en emplois du Produit Intérieur Brut par le biais d’une régulation économique et sociale approfondie de la dynamique capitaliste. Cela inclura une augmentation significative des revenus distribués grâce à la lutte contre les disparités salariales, les défaillances de la protection sociale, le détournement de fonds, ainsi que les surprofits et superprofits des multinationales.

Accélérer la progression de la nation sénégalaise vers la souveraineté médicale-pharmaceutique en mettant en place un système préventif concret. Réorienter de manière rationnelle le budget de la santé en faveur d’un accès universel et équitable aux soins de qualité pour tous sur l’ensemble du territoire, en particulier pour les couches vulnérables et les populations rurales où les soins seront gratuits car totalement pris en charge par l’État. Cela s’inscrit dans le cadre d’une démarche visant à assurer la sécurité alimentaire et à augmenter l’espérance de vie à plus de 80 ans.

Restructurer le climat des affaires en privilégiant une approche qui met en avant l’investisseur sénégalais par le biais d’une synergie avec les entreprises étrangères, encourageant ainsi leur dynamisme et le transfert de technologies. La conception de l’entreprise sénégalaise sera réexaminée afin de favoriser sa pérennité et de la positionner comme un véritable moteur de l’industrialisation du pays. Le Président Daouda NDIAYE s’engage, au cours des deux premières années de son mandat, à porter à 70% la part des contrats et marchés publics attribués au secteur privé national.

Concrétiser à 90% minimum l’accès universel à la santé, à l’électricité, à l’eau potable et à l’éducation et à la formation, réduction du cout des denrées de première nécessite avant la fin du premier mandat. Cette orientation impliquera la gestion maîtrisée de l’eau sur l’ensemble du territoire, avec des objectifs tels que la canalisation des eaux de pluie et la valorisation des cours d’eau afin de soutenir une agriculture pratiquée tout au long de l’année.

Établir un cadre institutionnel mieux adapté aux exigences d’un contrôle rigoureux des finances publiques, conforme à la logique du budget-programme. Cela rendra automatique et régulier le suivi et l’évaluation des politiques publiques, tout en favorisant une dynamique saine de protection sociale, de sécurité sociale, et d’inclusion sociale des personnes vivant avec un handicap, qui représentent plus de 10% de la population.

Mettre sur place des fonds de souveraineté nationale et de solidarité, également appelés « Fonds de Secours », dotés d’une capacité de 1500 milliards, adaptable en fonction des ressources naturelles disponibles. Ces fonds seront reconstitués annuellement, provenant initialement d’une participation nationale et de la récupération des biens illicites. Ils viseront à assurer une résilience rapide, promouvoir l’équité nationale, et offrir un soutien adéquat face aux calamités naturelles, aux catastrophes liées à la migration irrégulière des jeunes, à l’autonomisation des femmes, ainsi qu’aux crises sanitaires émergentes et ré-émergentes.

Engager activement la Diaspora Sénégalaise, dont les envois de fonds annuels représentent près de 11% du Produit Intérieur Brut, dans des stratégies concrètes visant à promouvoir et valoriser le secteur privé national.

Engager des discussions avec la France pour convenir d’un processus maîtrisé de sortie du système franc CFA. Parallèlement, entamer des négociations avec les autres pays de la CEDEAO afin de mettre en place un processus optimal d’autonomie monétaire d’ici 2027. Le Président Daouda NDIAYE considère l’autonomie monétaire comme un élément clé de la souveraineté économique et financière, et il s’engage avec une détermination intransigeante dans cette direction dont dépend la réussite de l’intégration commerciale en Afrique et le développement du commerce intra-africain.

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